Quelques notes et réflexions, éparses, autour de mon retour à Québec, après un peu moins de 36 mois passés en France. Il ne faudra pas me tenir rigueur de ces écrits pour lesquels je chercherai surtout la spontanéité dans le but de conserver mes premières impressions... quitte à devoir les interpréter par la suite de façon plus nuancée!

samedi 31 mai 2008

Tenir compte de la misère avant de rendre un jugement

Je lis sur Cyberpresse, dans le contexte d'un jugement rendu dans une affaire sordide:

« Le magistrat signale enfin que le fait d'être autochtone est une circonstance atténuante. "En effet, les tribunaux ne peuvent ignorer les situations difficiles auxquelles font face une grande partie des communautés autochtones du pays", cite-t-il en invoquant un principe qui a fait jurisprudence.»


Et je m'étonne.

Cela ne m'offusque pas (bien au contraire!) mais je suis agréablement surpris que cela ne suscite pas plus de réactions dans les médias — et dans la population.

Je pense qu'une telle chose ne serait pas possible en France. Je ne doute pas que les juges puissent tenir compte de la misère particulière de certaines catégories de citoyens, mais je ne pense pas que cela pourrait faire l'objet de déclaration aussi franche. Peut-être que je me trompe.

J'ai été surpris de découvrir à quel point « l'origine des citoyens » (ou leur religion) est une chose très souvent tabou en France. Pour des raisons qui ont irrémédiablement marquées l'histoire de la France et de l'Europe.

Sauf erreur, il n'y a pas de statistiques démographiques sur les origines nationales de citoyens français, par exemple. Ni même des personnes qui résident en France sans être citoyens.

 

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